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Ohayo Minna !

Minimalisme, régime alimentaire et voyage, des thèmes finalement assez liés.

Il est temps de parler d’un sujet important qui peut paraitre au premier abord éloigné du sujet des voyages et pourtant, je vous assure, pas tant que ça.

Les réflexions sur le minimaliste me passionnent et sont très présentes dans mon quotidien. Ce sont deux concepts différents mais qui ont, à mon sens, ont des connexions très fortes.

Alors non, je ne suis pas minimaliste, d’ailleurs je déteste les étiquettes, mais ca pourra faire l’objet d’un article dédié. J’ai amorcé un processus de réorganisation des mes possessions il y a plusieurs années et j’ai surtout acquis de nouveaux réflexes en ce qui concerne le processus d’achat. Je me suis inspirée des méthodes minimalistes « à la mode » (coucou Marie Kondo et Bea Johnson). Mon but était de retrouver un rapport sain avec les objets et de comprendre ce que peut cacher une envie d’achat.

Lorsque j’ai décidé de végétaliser mon alimentation, en 2013, je n’avais pas encore conscience de tous les bienfaits que cela allait m’apporter dans ma vie, bien au delà de mon assiette.

Mon quotidien a subit un certain nombre de gros changements dont en a découlé un besoin de changer des choses plus en profondeur, notamment dans mon intérieur et dans mes habitudes de consommation. La prise de conscience écologique comme les conséquences de la consommation de la viande et produits animaux au sens large m’a amené au fur et à mesure à me questionner sur la question de la consommation de produits locaux, bio, de saison. Lorsque l’on a ouvert les yeux devant ces évidences, c’est le début d’un cercle vertueux.

Le fait de consommer mieux, on apprend à faire plus de chose soi-même, on prend plaisir à mieux manger et à délaisser les préparations industrielles. Ces questions nous amènent naturellement à un constat: le sur-emballage et à notre impact sur l’environnement vis-à-vis de notre quantité de déchets non maitrisée. Le soucis du recyclage, du compostage va de paire avec le soin d’essayer de réduire nos déchets et de raisonner différemment, comme ne pas acheter de produits suremballés, stopper le plastique et préférer des emballages cartons ou en verre. Revenir aux mouchoirs en tissu, tenter l’oriculi et adopter les lingettes démaquillantes réutilisables.

Mieux consommer c’est aussi s’interroger sur les produits que nous allons utiliser en cosmétiques ou pour nettoyer notre maison. La sur-consommation c’est aussi ne jamais se rendre compte qu’une seule bouteille de vinaigre blanc remplacera vos 6 ou 7 bouteilles de produits ménager rangées sous votre évier. La sur-consommation c’est aussi craquer dans un magasin de vêtements pendant les soldes en oubliant de se questionner « quel besoin vais-je combler avec achat? » :

  • « ai-je déjà déjà un article qui rempli la même fonction ? »
  • « est-ce que ce vêtement me va vraiment ? »
  • « est-ce un achat impulsif? » « quel est l’émotion que je souhaite gérer avec cet achat ? »

Me poser ces questions et faire le point sur mes possessions matérielles est ce qui m’a permis d’avancer sur ces sujets.

Toutes ces possessions et toutes ces complications en terme d’achat ne nous empêcheraient-elles pas de vivre pleinement ? Ne nous amèneraient-elles pas à nous éloigner des choses essentielles comme profiter du moment ?

Toutes ces questions en amènent d’autres et c’est là où je prends conscience de l’ampleur du travail qu’il reste à faire et qu’il s’agit bien d’avoir de nouveaux réflexes de pensées.

  • la question de la consommation de viande et de son impact sur la santé et sur l’environnement
  • du nombre de déchets jetés directement à la poubelle lorsque l’on revient des courses (le carton du tube de dentifrice, le carton autour des yaourts, les sacs plastiques)
  • ou à lors de la préparation d’un repas (les boites de conserve, les emballages pour tout !)
  • du nombre de produits cosmétiques ou objets en tout genre qui encombrent nos étagères et nos tiroirs alors que l’on ne les utilisera jamais car soit ils ne nous conviennent pas ou même qu’on les a oublié.
donc, on parle de quoi concrètement ?

Le minimalisme (Dictionnaire Larousse) : Recherche de solutions requérant le minimum d’efforts, de bouleversements (par opposition à maximalisme). 

La pleine conscience (Dictionnaire Larousse) : Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.

Tout part d’un livre

En 2013, j’ai découvert les livres de Dominique Loreau, l’art de l’essentiel et l’art de la simplicité. Tout part de là, je peux dire aisément que ces lectures ont changé ma vie.

L’auteure vit au Japon est a adopté un style de vie frugal et la spiritualité de ce pays. Elle nous explique comment les possessions nous emprisonnent et nous empêche de vivre pleinement. On se rend compte à quel point le fait d’avoir nous empêche d’être et que le désencombrement de notre maison, désencombrera également notre esprit.

Ce livre est truffé d’astuces et d’exemples concrets pour nous démontrer que le mode de vie frugal n’est pas si compliqué que ça à adopter. Elle nous met en face de notre attachement aux choses souvent sans raison valable, ce qui nous aide dans la démarche du désencombrement.

Un grand tri pour commencer

En 2013 donc, j’ai pris connaissance de mouvement et j’ai été prise d’une frénétique envie de tout trier, tout ranger et me débarrasser. J’ai procédé pièce par pièce, les vêtements, les cosmétiques, les livres, la déco, tout y est passé. J’ai fait des piles sur lesquelles je suis revenue plusieurs fois, je me suis posée de nouvelle question et plus je triais, plus je me sentais légère, je me sentais LIBRE !

J’ai appris à me détacher des choses, à me rendre compte que l’essentiel est ailleurs. Je m’aperçois aussi que lorsque l’on pose son regard sur un espace rangé, dépourvu du superflu (attention je ne dis pas qu’il faut tout jeter, j’ai bien sûr des cadres, des bougies, des plantes qui décorent mon intérieur), notre esprit peut vagabonder plus facilement, ce qui a permis à ma créativité pendant un moment perdue, de revenir me voir et à me stimuler.

C’est là qu’on se rend compte du lien très fort entre le minimalisme et la pleine conscience.

Le sentiment d’exister et de savourer l’instant présent est plus facile à saisir lorsque nous ne sommes pas (pré)occupé par les choses matérielles superflues.

Puis de nouvelles habitudes à adopter

En parallèle du grand tri (qui peut durer plusieurs mois, plusieurs années), de nouvelles habitudes sont à adopter. Personnellement, j’adopte la règle du: 1 qui rentre 1 qui sort, vous l’avez compris, si j’achète quelque chose c’est qu’il prendre la place d’un objet qui devra vivre une nouvelle vie ailleurs en dehors de mon chez moi.

Je donne beaucoup, je vais à des vide dressing, je fais des cadeaux à mes amis, je vend sur Vinted et le Boncoin ect. Pour les choses vraiment foutues, ca part au recyclage.

Quels bienfaits ?

  • économique: consommer moins mais mieux permet de dépenser moins. Car même si je vais dépenser plus pour l’achat d’un vêtement de qualité par exemple, il aura une espérance de vie plus longue.
  • écologique: consommer moins c’est agir concrètement contre le réchauffement climatique car je génère moins de déchets et avec un mouvement plus grand, je participe à faire remonter l’info en haut de la chaine ‘hep, stop, on a pas besoin de plus 😉 » Pensez colibri !
  • psychologique: trier, ranger, jeter les objets de sa maison c’est aussi faire le ménage dans sa tête ! Se libérer des possessions qui me pèsent par leur place et leurs poids émotionnels n’est pas négligeable et peuvent m’alourdir dans mon quotidien. Je me rend rapidement compte que je me sers des objets pour me rassurer face à la peur de manquer ou dans l’image que je veux avoir de moi même ou bien celle que je veux montrer aux autres. Car j’ai appris quelque chose, un consommateur se projette dans la vie qu’il aura avec ce nouveau vêtement ou tout autre possession. C’est d’ailleurs un argument marketing régulier, grâce à ca, vous serez plus beau, plus mince, plus heureux. Moi seule sais ce dont j’ai besoin et pourquoi.
  • philosophique: se déposséder de choses qui ne me sers pas ou qui ne me rends pas heureuse est un frein à l’accès à la pleine conscience. Pour savourer l’instant, notre esprit ne doit pas se soucier des choses qui nous encombrent. Savourer la vie c’est être et non avoir. La sérénité et le bonheur est le fruit de celui qui savoure ce que la vie lui offre.

Ok, je dépense moins, mais quand même l’argent sert aussi à se faire plaisir

Une fois que j’ai payé toutes mes factures, je peux organiser la suite de mon argent. Je prévois l’épargne de base, un bon budget lecture et c’est à peu près tout. Bon pas vraiment en fait, le reste ca part surtout dans les travaux de ma maison et dans mes nouveaux projets pro et en réalité ce sont des investissements pour l’avenir.

Concernant les wishlist de Noël ou d’anniversaire, elles font état de mes nouvelles envies plus en accord avec ce nouveau mode de vie: il y a toujours des livres ou des choses en lien ave le Japon ou la pop culture japonaise mais pour le reste j’aime bien recevoir des choses immatérielles comme un abonnement de cinéma, à une plateforme de streaming de musique (deezer, spotify) ou pour regarder des séries (netflix), ou bien encore une cagnotte pour un projet comme un voyage ou un excellent restau !

Il ne s’agit pas de moins dépenser pour rembourrer son matelas, il s’agit de rééquilibrer son niveau de vie si les fins de mois sont déjà bien difficiles ou bien, ou si l’on est un peu plus à l’aise financièrement, de pouvoir vivre plus fort.

Les sujets concernant la maitrise de l’argent et de l’organisation de sa vie, pour finalement réaliser mes rêves me passionnent. Je sais que pour certains l’argent est un sujet tabou, mais je pense qu’il est intéressant et pas vulgaire d’aborder le sujet, si c’est fait dans une démarche de partage d’expérience pour optimiser sa gestion et s’offrir une expérience de vie à la hauteur de nos rêves.

Pour aller plus loin :

Livres:

Dominique Loreau: L’art de l’essentiel

Dominique Loreau : L’art de la simplicité

You tube:

La chaine de Cécile J

La chaine de Sirène bio

Mon van au Canada qui présente notamment le « 100 thing challenge »

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